• Journée sans viande : pas si bête!

    big_047-4.png"Manger de la viande, c'est commettre un homicide involontaire", disait Benjamin Franklin. Avec tout ce qu'on sait aujourd'hui, je ne suis pas certaine que l'acte échappe encore à notre volonté. Plusieurs pays participent aujourd'hui à la "journée sans viande" : les Meatless Mondays aux Etats-Unis, les Lundis Sans Viande au Québec, mais aussi en Angleterre, en Hollande, au Brésil, en Finlande, en France... et en Belgique. Mais oui! L'initiative vient de Gand. Une fois de plus, nous ne déployons pas les mêmes tactiques que les autres car il s'agit chez nous du jeudi sans viande : Donderdag Veggiedag ( http://www.donderdagveggiedag.be/ ). Peu importe, c'est l'idée qui mérite réflexion.

    Sans aller jusqu'au végétarisme -quoique la pratique  se verra sans doute généralisée, à l'avenir... question de survie-, la réduction de notre consommation animale vaut la peine qu'on s'y attèle. Sérieusement. De la vache folle à la peste porcine en passant par le poulet à la dioxine, la chair animale est faible. Les nombreux risques sanitaires liés à la consommation excessive de viande ne sont plus à démontrer. 

    En outre, l'exploitation exponentielle de cheptels en Amazonie ou ailleurs menace l'équilibre écologique, déjà fragilisé par toute une série de menaces auxquelles l'homme n'est jamais vraiment étranger. Manger moins de viande, c'est réduire les surfaces d'élevage et laisser la nature jouer son rôle. C'est aussi diminuer les gaz à effet de serre. Entre autres. C'est presque un geste de civisme.

    Dans les pays où la viande, denrée trop chère ou trop rare, ne constitue pas le plat de base, comme en Afrique ou en Asie, l'apport en protéines n'en est pas pour autant négligé et l'on se tourne, depuis belle lurette, vers d'autres sources protéiques, comme les insectes. Les chenilles grillées composent ainsi un aliment très prisé à Kinshasa. Et les insectes grillés sont très appréciés dans les rues de Bangkok. Nos estomacs d'Occidentaux seraient-ils trop délicats ? Tout est question de culture, de mentalité. La sauterelle passera peut-être mieux dans nos gosiers chatouilleux, sous forme de poudre ou de liquide que sous son aspect original ! Car qu'on le veuille ou non, on y passera, un jour ou l'autre. La surface dédiée à la culture et à l'élevage sur notre petite planète n'est pas extensible à l'infini et notre santé en dépend.

    Une journée sans bidoche ? Pas si bête, après tout. On s'y met quand ?©

    Sans titre-Numérisation-13 (Copier).jpgLa révolution passera-t-elle par la "journée sans viande" ? (Benjamin Rabier - Gédéon se marie)

  • Quelque chose m'échappe

    Nous admirons les bienfaiteurs de l'humanité. Nous admirons ceux qui se dépouillent pour que d'autres puissent vivre décemment. Et pourtant, nous valorisons l'accumulation de richesses et envions l'élite sociale. 

  • Les destins enchevêtrés de l'Amérique et de l'Europe

    L'Amérique, c'est aussi notre histoire

    Tour & Taxis (Bruxelles) jusqu'au 9 mai 2011

    IMG_3505.jpgSi, comme moi, vous êtes un afficionado des Etats-Unis, l'exposition actuellement visible à Tour & Taxis ne vous apprendra probablement pas grand chose Elle ne dépaysera pas non plus ceux qui fouleront, un jour ou l'autre, le sol américain. C'est que la terra n'est pas si incognita que ça.

    L'Amérique, c'est un peu le miroir de l'Europe mais c'est aussi, à certains égards, son miroir aux alouettes. Europe et Amérique partagent des bouts d'histoire commune et  une relation ambivalente, pétrie d'élans love/hate. Amour parce que l'Amérique, c'est le souffle de liberté et d'audace qui manquait au vieux continent, c'est la terre du nouveau départ. C'est la patrie soeur prête à sacrifier ses enfants pour la libération de ses cousins européens. Haine parce que ses excès agacent, du puritanisme au maccarthysme en passant par les dérives de son capitalisme financier. Adulée ou honnie, l'Amérique demeure, pour l'Europe, la terre de toutes les promesses, et une possible vision de son futur. L'Amérique a beau être ce qu'elle est, l'Europe finit toujours par s'en inspirer. A tort ou à raison.

    IMG_3533.jpgL'exposition à Tour & Taxis n'a pas vraiment choisi la carte de l'originalité. Elle a toutefois l'avantage d'être accessible et de rythmer l'aspect narratif par l'apport d'installations d'artistes européens et américains. Mais elle ne se départit pas des habituels clichés : Amérique, terre du fast-food et des parcs d'attractions, de Hollywood et de la conquête spatiale, accablée par un passé tissé de génocide, d'esclavage, de racisme, mais aussi marquée par son génie, ses conquêtes et ses inventions. 

    En outre, l'expo pèche par son manque de vigilance dans le détail... Des erreurs grossières font grincer les dents du visiteur un tant soit peu attentif : Alfred Einstein au lieu d'Albert Einstein,  San Fransisco pour San Francisco, ou encore Dennis Hopper (acteur et réalisateur décédé l'an passé) au lieu d'Edward Hopper, peintre des "oiseaux de nuit" ("Nighthawks")...

    Susceptible d'intéresser un large public familial, l'exposition multiplie les accroches et les poncifs. Elle transporte le visiteur dans des atmosphères, suscite tour à tour l'émotion, l'indignation, l'amusement, la tendresse, la rêverie. Les sourires en coin aussi lorsqu'on aborde l'époque moderne à travers ses décennies cultes : les 60's et sa barbie hippie, les 70's et ses séries télévisées inoubliables... "L'Amérique, c'est aussi notre histoire" ne soulève qu'un pan de la toge de la Statue de la Liberté... On aurait sans doute aimé en voir un peu plus...

    Nad © (Photos de presse © www.europe-usa.be)

    Jusqu'au 9 mai 2011, Site de Tour & Taxis, 86 C avenue du Port à 1000 Bruxelles.

    Informations : 32 2 549 60 49

    info@expo-europe-usa.be

    www.expo-europe-usa.be 

  • A la grâce de Dieu

    Pour inciter ses ouailles à chanter pendant les offices, un pasteur déclara:
    - Pour ceux d'entre vous que le Seigneur a doté d'une belle voix, c'est une occasion de Le remercier; et pour les autres, c'est une occasion de Lui rendre la monnaie de sa pièce.

  • C'est quand le printemps?

    Gourmande d'une bouffée de printemps gorgée du parfum des jonquilles et de gazouillis d'hirondelles.