• Le temps suspendu

    La brume parfume le jardin d'une atmosphère cotonneuse. Quelques mésanges curieuses s'approchent de ma fenêtre et me regardent. Instant d'éternité.

  • Y'a de l'eau dans le gaz!

    On sonne à la porte. Il a l'oeil arrogant et sombre, le rictus naissant de celui qui va bondir sur sa proie.
    "Gaz, électricité", grogne-t-il en dissimulant l'étiquette sur sa veste rouge. "Vous n'avez pas encore fait le changement?" Je lève le sourcil. Il griffonne quelque chose dans son classeur. "On n'est pas encore venu chez vous? Vous savez pourtant que les tarifs augmentent l'année prochaine et vous préférez payer le prix fort... C'est incroyable!"


    Son ton mordant, ses accents obscurs puent la vente agressive. "Je suis libre de faire ce que je veux et de penser par moi-même", ai-je cru bon décocher à cet illuminé qui jette sur (de très) hypothétiques clients des ombres peu compatibles avec le nom de la société qu'il représente.


    Il s'est éclipsé en lançant encore quelques piques, éteignant tout espoir de me convertir en cliente.

  • Climat de peur

    La Banque mondiale craint un réchauffement de la température du globe de 4° C à partir de 2060... Ce seront sans surprise les pays les plus démunis qui trinqueront. Il paraît que les conséquences seront dramatiques. Dixit les éminences grises de la Banque mondiale. Non mais! Je ris jaune là! Cela fait des lustres que les scientifiques et mouvements environnementalistes tirent la sonnette d'alarme. Plus d'activité humaine, plus de compétition, plus d'émissions de gaz à effet de serre, plus, plus, plus. Plus de développement pour moins de vie. L'humanité n'en a pas fini avec ses contradictions.

  • Selon que vous soyez puissant ou misérable...

    Dans un pays bien gouverné, la pauvreté est une honte. Dans un pays mal gouverné, la richesse est une honte.