• La mort ne vous réussit pas mal

    Saviez-vous qu'il existait un prix Darwin pour "récompenser" les morts les plus absurdes ? Surréaliste, n'est-ce pas ? De nos jours, tout exploit mérite sa médaille et que le lauréat soit mort, n'y change rien.
     
    Les armes à feu ont déjà provoqué beaucoup de dégâts aux Etats-Unis. Et pas seulement entre les mains des déments ou des violents. L'histoire se passe en Caroline du Nord. La sonnerie d'un téléphone portable s'ébranle au beau milieu de la nuit. Emergeant des brumes d'un rêve, Ken Charles Barger décroche son Smith & Wesson posé sur sa table de nuit et se tire une balle dans la tête.
     
    Dans une veine similaire, Robert Shovestall tente de convaincre sa femme : "Mais non, une arme dans la maison, ce n'est pas dangereux ! D'ailleurs, mes révolvers ne sont même pas chargés. Regarde, j'en prends un au hasard et je le pointe sur ma tempe." Vous imaginez la suite.
     
    Et puis, il y a de ces ironies du sort... Du haut d'un pont de Hô Chi Minh-Ville au Viêtnam, une jeune fille dégoûtée de la vie, veut se jeter dans le vide. Une cinquantaine de personnes s'amassent sur le pont pour la dissuader de commettre le geste fatal. Ce qui devait arriver, arriva : le pont céda sous le poids des gens. On recensa neuf morts. Ah oui ... la jeune fille s'en sortit indemne.
     
    Cette ironie du sort... Le réalisateur de télé Mike Stewart tournait un documentaire sur les ponts trop bas dans les parages de Dallas. Alors qu'il était installé sur le toit d'un camion pour le tournage, devinez ce qui arriva... Eh oui, sa tête heurta violemment le fronton d'un pont... trop bas !
     
    Autre exemple des tours de cochon du sort. M. Jennings, 54 ans est très malade et croyant sa dernière heure arrivée, avoue à son épouse qu'il l'a trompée par trois fois. Furieuse, sa femme le lacère avec des ciseaux. L'autopsie révéla que Jennings était en réalité atteint d'un banal ulcère de l'estomac. Une mésaventure similaire est arrivée à une Tchèque, à la différence près que Vera Czermak qui soupçonnait son mari d'infidélité, avait préféré se suicider. Lorsqu'elle se défenestra, elle eut la bonne idée d'atterrir de tout son poids sur son mari qui passait justement par là. Elle le tua net.
     
    Un jour, Salvatore Chirilino recherche des trèfles à quatre feuilles sur les bas-côtés d'une route. Mal lui en prit. Il glissa dans l'herbe et fut précipité dans un gouffre de 60 mètres de profondeur.
     
    Une dernière et puis, je m'en vais. Un poulet tombe dans un puits au Caire. Un jeune homme de 18 ans tente de sauver le gallinacé mais se noie au fond du puits. Sa soeur et ses deux frères viennent à son secours mais ils ne savaient pas nager. Deux voisins se précipitent dès lors pour porter secours à ces infortunés mais sont également engloutis dans les eaux du puits. Quand les sauveteurs viennent remonter les six cadavres, ils mettent la main sur le poulet qui, lui, était en pleine forme...

  • Pirater, c'est emprunter : ce n'est pas moi qui le dis, c'est un auteur piraté !

    Je ne me risquerai pas à faire l'apologie du téléchargement illégal. Il est des sujets sensibles qui fâchent. Allez savoir pourquoi on peut être considéré comme un dangereux criminel pour avoir enfreint le droit d'auteur...

    La copie illégale d'oeuvres protégées par le droit d'auteur, est frappée d'une sanction qui oscille entre 500 et 500.000 € et/ou une peine de prison de 3 mois à 2 ans. Sans compter les éventuels dommages et intérêts qui peuvent être réclamés en sus. Fin 2009, la BAF (lisez Belgian Anti-Piracy Federation) flanquait une gifle à un sexagénaire qui écopait de 15 mois de prison pour piratage de film et devait à la BAF des dommages et intérêts de près de 30.000 €. C'est qu'on ne rigole pas avec le droit d'auteur. Ici et ailleurs.

    Les couvertures glacées des magazines people ont beau nous abreuver des excès en tous genres des parvenus du show business. Johnny Hallyday a gagné, l'an passé, 11 millions d'euros. Yannick Noah a écoulé 400.000 exemplaires de son CD "Frontières". Mylène Farmer a vendu 250.000 DVD de son "Stade de France" et presque autant de CD "Bleu Noir". U2 a engrangé 130 millions de dollars, AC/DC, 114 et Lady Gaga a amassé la coquette somme de 62 millions d'euros grâce aux ventes de son album ainsiqu'au succès de sa tournée. Fort bien. J'arrête ici. Il y a bien entendu tous ces artistes qui triment à mort et demeurent des crève-la-faim - la majorité sans doute - mais ce ne sont pas leurs oeuvres qu'on s'arrache sur les sites de p2p.

    Les procès pour piratage donnent toujours l'amère impression que les "victimes" - majors, sociétés de défense des droits d'auteur - récupèrent souvent plus qu'une indemnisation symbolique et que les "coupables", parfois d'honorables citoyens n'ayant jamais rien eu à se reprocher auparavant, passent du jour au lendemain du statut de respectables à bandits de grand chemin virtuel.

    "Le piratage fait vendre" (Neil Gaiman)

    Le piratage serait-il responsable de tous les maux actuels ? Menacerait-il la liberté d'expression par la même occasion ? Pas si sûr.

    Sur http://zine.openrightsgroup.org/features/2011/video:-an-interview-with-neil-gaiman , l'auteur britannique Neil Gaiman, très célèbre dans les pays anglo-saxons pour ses livres de science-fiction et ses oeuvres fantastiques, livre une audacieuse interview à un journaliste du site ORG Zine (Open Rights Group : un groupe indépendant d'origine britannique qui milite pour la protection des données sur Internet). En substance, il affirme que le piratage lui a permis de tripler la vente d'un de ses livres !

    Echanger des livres électroniques sur Internet, c'est semblable à prêter un bouquin à un ami. En Russie où sa littérature se retrouve surtout sur les plateformes d'échanges, sa renommée s'est d'ailleurs répandue telle une traînée de poudre. Un jour alors qu'il donnait une conférence, il a demandé au public de s'exprimer sur son écrivain favori. La majorité a admis que la découverte d'un auteur s'est faite grâce au prêt d'un livre par un ami. Seule une minorité (5 à 10 %) a repéré son auteur favori en poussant la porte d'une librairie.

    Neil Gaiman a poursuivi l'expérience en persuadant son éditeur de mettre son roman "Les dieux américains" en téléchargement gratuit. Ce qui n'a guère empêché les ventes en magasin de progresser. "C'est de la publicité", déclare-t-il. Lorsqu'on a mis l'eau à la bouche d'un internaute, il achète le livre (ou le CD ou le DVD) parce qu'il devient fan. S'il n'aime pas, il n'aurait de toutes façons pas été acheteur. CQFD. Le piratage gonflerait-il donc les ventes ? Pirater équivaudrait-il à emprunter ? Un raccourci que Neil Gaiman, lui, a osé... emprunter.