• La foi,c'est notre âme à nu

    Si la foi reposait sur l'attitude de certains chrétiens, elle ne serait qu'une vapeur odorante ou pestilentielle mais condamnée à s'effiler vers le ciel et à s'y disperser. Pourquoi certaines personnes qui réclament leur appartenance au christianisme ne font-ils preuve d'aucune humanité, d'aucune compassion...

    Dieu parvient-il encore à reconnaître les siens dans ce fatras religieux qui privilégie l'accoutrement et la tradition au détriment des qualités de coeur? Ce qui nous lie, c'est notre humanité, notre sensibilité et notre capacité d'empathie.

    Si la religion nous écarte de l'autre, elle nous aliène, et elle n'est pas ce qu'elle prétend être, à savoir une relation entre l'homme et le divin, relation tissée d'amour pur. La religion nous rassemble, comme l'indique son étymologie latine "religare" (relier). Par conséquent, ceux qui nous séparent, ceux qui nous ostracisent en vertu de notre apparence, notre culture ou notre orientation philosophique ne pratiquent pas une religion. 

    La foi n'est pas un vêtement qu'on ôte et qu'on change selon les circonstances. La foi, c'est notre âme à nu. Là se trouve le meilleur de nous-mêmes ou le pire... Notre valeur se traduit par notre capacité à diffuser de l'amour, en tant qu'être humains de passage sur la Terre. De passage pour une toute petite période.

  • "No Steak" d'Aymeric Caron, un livre à dévorer

    aymeric caron,viande,végétarien,vegan,abattoirsChroniqueur mal aimé (trop acerbe?) de l'émission de Laurent Ruquier "On n'est pas couché" et végétarien en plus (voilà qui n'arrange guère son cas), Aymeric Caron signe ici un livre fouillé et militant, que j'ai dévoré de la première à la dernière page. Oui, c'est vrai, je suis déjà acquise à la cause et je ne suis pas certaine que Caron parviendra à convertir la plupart des omnivores mais son argumentation éloquente et ses insupportables descriptions de la mise à mort de l'animal devenu aliment, valent la peine qu'on s'y attarde. Parce que l'animal "désincarné" qui baigne dans la sauce de notre assiette est sans doute davantage qu'un bout de viande.

    L'animal a t-il une conscience? Est-il un être sensible comme nous? Pourquoi l'enfant est-il naturellement dégoûté par la viande? Pourquoi ne tue-t-on pas l'animal qu'on veut manger? Pourquoi fait-on une distinction entre l'animal domestique ou de compagnie et l'animal d'élevage? L'apport de protéines doit-il fatalement passer par la consommation de viande? C'est à ces questions et bien d'autres que Caron tente de répondre.

    La viande est appelée à disparaître de nos assiettes. L'élevage intensif, la démographie galopante et l'enrichissement des nations autrefois économiquement faibles auront raison de notre consommation. Une bonne raison pour diminuer notre consommation de viande et pourquoi pas, de changer de régime...

  • Où est la sortie?

    Sortie.jpgQu'est-ce qui ne tourne pas rond sur cette planète? Je me demande parfois si le mot "humain" a encore une quelconque signification. Je suis broyée. Ecoeurée. Révulsée. Une fois de plus. Comme la plupart d'entre nous. La barbarie et la terreur ne sont ni des opinions ni des idéologies et ne peuvent par conséquent être cautionnées par la liberté d'expression. La tyrannie n'appartient à aucune philosophie digne de ce nom. La haine et la violence n'ont rien à voir avec une quelconque foi. 

     

    Tuer les gens ne rapproche pas de Dieu ou d'Allah ou de quiconque. Cela les aspire vers le néant. Nous sommes un. Nous partageons la même humanité. Nous sommes faits de chair et de sang. Nous sommes des êtres doués de sensibilité et d'intelligence, n'est-ce pas? A l'instar des autres animaux. Il n'existe toutefois aucun animal qui tuerait juste parce qu'il ne peut supporter l'existence d'un autre animal. Ou parce qu'il préférerait la mort à la vie. Sommes-nous l'espèce la plus toxique qui existe?

     

    Parfois, j'aimerais qu'il existe une véritable issue de secours.