Environnement - Page 2

  • "Fukushima. Récit d'un désastre" de Michaël Ferrier: trop littéraire

    product_9782070137350_195x320.jpgDélicate plume, forcément japonisante que celle de Michaël Ferrier mais le titre est un peu trompeur, un tantinet racoleur aussi. Il faut effectivement atteindre les deux tiers du livre pour que l'auteur s'attache réellement à la catastrophe de Fukushima. Tout en lenteur et avec des mots choisis, l'auteur glisse de l'émotion aux témoignages, en passant par la réflexion philosophique.

    Ce n'est toutefois pas une enquête de type journalistique mais une véritable oeuvre littéraire d'un écrivain qui jette une passerelle entre l'Occident et le Japon.

    A l'heure où la question du nucléaire nous taraude, cet ouvrage nous exhorte à réexaminer nos priorités. L'humanité s'installerait-elle dans une "demi-vie", cet état létal à petites doses... Un état cautionné et administré par les autorités en place, qui révèle l'impuissance de nos sociétés face à ces drames.

  • "No Steak" d'Aymeric Caron, un livre à dévorer

    aymeric caron,viande,végétarien,vegan,abattoirsChroniqueur mal aimé (trop acerbe?) de l'émission de Laurent Ruquier "On n'est pas couché" et végétarien en plus (voilà qui n'arrange guère son cas), Aymeric Caron signe ici un livre fouillé et militant, que j'ai dévoré de la première à la dernière page. Oui, c'est vrai, je suis déjà acquise à la cause et je ne suis pas certaine que Caron parviendra à convertir la plupart des omnivores mais son argumentation éloquente et ses insupportables descriptions de la mise à mort de l'animal devenu aliment, valent la peine qu'on s'y attarde. Parce que l'animal "désincarné" qui baigne dans la sauce de notre assiette est sans doute davantage qu'un bout de viande.

    L'animal a t-il une conscience? Est-il un être sensible comme nous? Pourquoi l'enfant est-il naturellement dégoûté par la viande? Pourquoi ne tue-t-on pas l'animal qu'on veut manger? Pourquoi fait-on une distinction entre l'animal domestique ou de compagnie et l'animal d'élevage? L'apport de protéines doit-il fatalement passer par la consommation de viande? C'est à ces questions et bien d'autres que Caron tente de répondre.

    La viande est appelée à disparaître de nos assiettes. L'élevage intensif, la démographie galopante et l'enrichissement des nations autrefois économiquement faibles auront raison de notre consommation. Une bonne raison pour diminuer notre consommation de viande et pourquoi pas, de changer de régime...

  • "L'animal est une personne" de Franz-Olivier Giesbert: pas bête!

    9782213685625-X.jpg?itok=3sM4l8VPEnfin, un livre pour la cause animale écrit par un "people", une figure qui a pignon sur médias. J'ai été agréablement surprise par les prises de position de Giesbert envers ceux qu'on appelle bêtement des... bêtes. Même si Franz-Olivier Giesbert avoue être un végétarien "à géométrie variable".

    Du haut de la chaîne alimentaire, nous sacrifions les animaux sous prétexte qu'il nous faut bien manger et tester les médicaments et divers produits qui feront progresser notre humanité. Et pourtant, nous avons tous été témoins des capacités émotionnelles et de l'intelligence des animaux.

    Est-ce la "bête" en nous qui nous pousse à voir en une vache, un cochon, une poule ou un poisson des machines à fournir de la viande, du lait ou des oeufs? "Son [celle de l'animal] existence même lui est déniée et sa désincarnation atteint u tel degré que les industriels parlent de moins en moins de viande, mais par exemple de "minerai" pour désigner la "matière animale" qui comme les objets inanimés, relève du "minéral". Tout lui a été enlevé, la dignité, bien sûr, mais aussi son animalité même."

    La séquence de l'ADN de l'homme et du chimpanzé est identique à 99% et pourtant, l'animal n'a aucun statut juridique. Dingue, non? Combien sommes-nous à chérir un animal de compagnie et à fermer les yeux sur la souffrance que nous imposons au cheptel?

    Qu'on le veuille ou non, les animaux font partie de notre famille et la façon dont nous les traitons révèle aussi notre façon de traiter l'humanité et l'environnement.

    Un bouquin qui se lit vite et qui laisse dans votre âme des questions indélébiles...

  • "La planète au pillage" de Fairfield Osborn: visionnaire

    Un livre troublant qui résonne souvent juste, près de 70 années plus tard. Cet essai de Fairfield Osborn, président de la société zoologique de New York est le premier qui soit éminemment écologique. Notre planète surpeuplée et pillée par l'avidité de l'homme court à sa perte car chaque organisme de la Terre est interdépendant.

    "La terre aujourd'hui appartient à l'homme et par là se trouve posé le problème de savoir quelles obligations peuvent accompagner cette possession sans limites."

    f_osborn.jpgL'auteur y aborde des problèmes d'une actualité brûlante: la famine, la surpopulation anarchique, l'abus et la dangerosité des produits chimiques, la disparition de certaines espèces animales,... Une analyse réalisée au scalpel et résolument prémonitoire.

    Aux côtés d'autres personnalités éminentes, Albert Einstein lui-même a cru bon laisser un avis sur ce livre:

    "On sent d'une façon aiguë en lisant ce livre la futilité de la plupart de nos querelles politiques comparées avec les réalités profondes de la vie."

    L'auteur de "Brave New World" ("Le Meilleur des Mondes") Aldous Huxley en dit:

    "Puisse ce livre retenir l'attention qu'il mérite absolument par la portée suprême du sujet et la lucidité du style."

    En effet.

  • Tant qu'il y aura des arbres

    La haute technologie, les arcs et les flèches protègent les Indiens d'Amazonie et leurs terres de l'abattage sauvage dans leur forêt. "Ka'apors" signifie "habitants de la forêt".


  • Le bois des contes de fées

    Même sous la pluie, ce bois est féerique. Et lorsque le vent emplit les narines du parfum des jacinthes bleues, on croit vraiment aux contes de fées.

    11174778_10205606211345867_4543355792973080369_n.jpg?oh=c35278f62579f77f985ad43544f3537e&oe=58014E58