humanité - Page 2

  • Où est la sortie?

    Sortie.jpgQu'est-ce qui ne tourne pas rond sur cette planète? Je me demande parfois si le mot "humain" a encore une quelconque signification. Je suis broyée. Ecoeurée. Révulsée. Une fois de plus. Comme la plupart d'entre nous. La barbarie et la terreur ne sont ni des opinions ni des idéologies et ne peuvent par conséquent être cautionnées par la liberté d'expression. La tyrannie n'appartient à aucune philosophie digne de ce nom. La haine et la violence n'ont rien à voir avec une quelconque foi. 

     

    Tuer les gens ne rapproche pas de Dieu ou d'Allah ou de quiconque. Cela les aspire vers le néant. Nous sommes un. Nous partageons la même humanité. Nous sommes faits de chair et de sang. Nous sommes des êtres doués de sensibilité et d'intelligence, n'est-ce pas? A l'instar des autres animaux. Il n'existe toutefois aucun animal qui tuerait juste parce qu'il ne peut supporter l'existence d'un autre animal. Ou parce qu'il préférerait la mort à la vie. Sommes-nous l'espèce la plus toxique qui existe?

     

    Parfois, j'aimerais qu'il existe une véritable issue de secours.

  • "L'animal est une personne" de Franz-Olivier Giesbert: pas bête!

    9782213685625-X.jpg?itok=3sM4l8VPEnfin, un livre pour la cause animale écrit par un "people", une figure qui a pignon sur médias. J'ai été agréablement surprise par les prises de position de Giesbert envers ceux qu'on appelle bêtement des... bêtes. Même si Franz-Olivier Giesbert avoue être un végétarien "à géométrie variable".

    Du haut de la chaîne alimentaire, nous sacrifions les animaux sous prétexte qu'il nous faut bien manger et tester les médicaments et divers produits qui feront progresser notre humanité. Et pourtant, nous avons tous été témoins des capacités émotionnelles et de l'intelligence des animaux.

    Est-ce la "bête" en nous qui nous pousse à voir en une vache, un cochon, une poule ou un poisson des machines à fournir de la viande, du lait ou des oeufs? "Son [celle de l'animal] existence même lui est déniée et sa désincarnation atteint u tel degré que les industriels parlent de moins en moins de viande, mais par exemple de "minerai" pour désigner la "matière animale" qui comme les objets inanimés, relève du "minéral". Tout lui a été enlevé, la dignité, bien sûr, mais aussi son animalité même."

    La séquence de l'ADN de l'homme et du chimpanzé est identique à 99% et pourtant, l'animal n'a aucun statut juridique. Dingue, non? Combien sommes-nous à chérir un animal de compagnie et à fermer les yeux sur la souffrance que nous imposons au cheptel?

    Qu'on le veuille ou non, les animaux font partie de notre famille et la façon dont nous les traitons révèle aussi notre façon de traiter l'humanité et l'environnement.

    Un bouquin qui se lit vite et qui laisse dans votre âme des questions indélébiles...

  • Leçon d'humanité

    Je suis profondément touchée par cette expérience initiée par une jeune Musulmane (AsoOmilJay). Cela n'a rien à voir avec la religion. C'est une leçon d'humanité.

     

  • L'obsolescence programmée ou comment planifier la mort des objets dans la société du gaspi

    dyn003_original_322_990_jpeg_2512211_646b1fdccc23373b49c2f69ccece8201.jpgL'aspirateur vous lâche, le frigo exhale son dernier soupir, le lave-linge s'essoufle et s'éteint, la télé affiche un écran noir, la voiture prend sa retraite, déclarée hors usage par le contrôle technique. Les objets de notre quotidien se réparent de moins en moins et se remplacent davantage. Qu'une voiture soit destinée à la casse après dix années de roulage ou qu'une machine à laver soit... lessivée au terme de sept années de services menés tambour battant, personne ne s'en offusque plus.

    Et si tout cela était prévu... J'avoue que l'idée m'a effleurée à plus d'une reprise. Chaque fois qu'un appareil ménager arrive en fin de vie, j'ai toujours cette étrange sensation de ne pas en voir eu pour mon argent. Bizarre, en effet, qu'une machine claque juste quelques semaines après la fin de la garantie. Coïncidence ou intention ?

    L'excellent documentaire "Prêt-à-jeter, l'obsolescence programmée" a levé mes derniers doutes sur le sujet. Depuis les années 1920, les objets sont fabriqués pour avoir une durée de vie limitée. L'objectif étant bien entendu de stimuler la consommation. Mais ce qui semble être une question de logique et de survie du capitalisme, est une aberration : le but de la croissance est de... croître à l'infini. "Un objet qui ne s'use pas est une tragédie pour les affaires", lisait-on d'ailleurs dans une revue en 1928. Aujourd'hui, c'est une tragédie pour l'humanité.

    Consommez, consumez

    Sans titre-Numérisation-35 (Copier).jpgLa masse de nos détritus ne cesse d'enfler, polluant les sous-sols, tuant à petit feu l'environnement et la population tiers-mondiste. En Afrique, jeter est une ineptie. On ne jette pas, on récupère, on répare, on donne une autre vie aux objets. Nos déchets informatiques occidentaux souillent le Ghana où les habitants les recyclent infatigablement. Parce que nos PC, nos imprinantes, nos scanners, nos GSM ne sont pas irrécupérables. Parce que leur usure a été inscrite dans leurs puces. Parce qu'il faut vendre. Encore plus. Toujours plus. Consommez, bon peuple, consumez votre vie et votre planète.

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    Des économistes, comme le Français Serge Latouche, prônent un autre modèle de société : la décroissance.

     

    Le développement débridé de la société de consommation va de pair avec la destruction des ressources naturelles qui ne sont pas inépuisables, estiment les "décroissants". Consommer moins ne peut en tous cas faire de mal à personne. Au contraire. Réduire notre empreinte écologique et contraindre les entreprises à poser l'accent sur la qualité et la longévité du produit ainsi que sur le respect de l'environnement, ne peut certainement faire de tort à l'humanité.

  • L'animal aussi est une personne

    L'humanité se mesure aussi à la manière dont nous traitons les animaux et la nature. J'en suis de plus en plus convaincue.

  • Quelque chose m'échappe

    Nous admirons les bienfaiteurs de l'humanité. Nous admirons ceux qui se dépouillent pour que d'autres puissent vivre décemment. Et pourtant, nous valorisons l'accumulation de richesses et envions l'élite sociale.