Poivre et miel - Page 2

  • Etre gentil en dix points

    gentillesse,valeurs,humain,humanité,méchantL'affront suprême n'est-il pas aujourd'hui de qualifier quelqu'un de gentil? Comme si le terme signifiait benêt et irrémédiablement complaisant. Depuis quelques dizaines d'années, la gentillesse est passée du statut de vertu à celui de faiblesse, pire: le gentil est généralement pris pour un médiocre. Comme s'il était incapable d'exprimer une opinion, comme s'il n'en éprouvait même pas le désir. Comme si la réussite était irrévocablement subordonnée au cynisme.

    Le gentil aime tout et tout le monde. Ha, j'entends déjà vos ricanements: "Mais dans toute bonne histoire, c'est le méchant qui rend l'intrigue palpitante." Vous marquez un point mais sans gentil dans un récit, la méchanceté n'a aucun sens.

    Envers et contre tout, je maintiens que la gentillesse est un art qui nous rend meilleurs. Un talent qu'il faut cultiver pour que l'humanité progresse.

    Et puisque dans la plupart des blogs, les motivations sont généralement étayées par une liste numérotée de 1 à 10 (c'est plus académique), voici la mienne.

    1. Ecolière, j'ai été instruite dans le respect des règles élémentaires du savoir-vivre, et la bienveillance faisait partie des valeurs essentielles au même titre que la considération envers les seniors, la tolérance et la générosité. Bien sûr, la seule évocation de certains de ces mots fait sans doute grincer les dents... mais j'assume et je suis reconnaissante qu'on m'ait inculqué ces valeurs. Au risque de paraître désuète ou pusillanime, - ouh la! grave! mes mots sont poussiéreux, je retourne à un peu de modernité - bref, au risque de paraître crispante... chiante! 
    2. La gentillesse, ça nous fait du bien. C'est une démarche presque égoïste. Offrir un sourire, c'est dans l'espoir qu'on vous le rende et ça ensoleille votre journée. Tendre la main, c'est espérer recevoir une main ouverte en retour. Ou une gifle, me rétorquerez-vous. Raison pour laquelle il vaut mieux être vrai que gentil dans certaines circonstances, comme dirait Thomas d'Ansembourg, auteur de "Cessez d'être gentil, soyez vrai!".
    3. C'est simple, ça ne réclame ni argent ni tempsEt à l'heure actuelle, offrir un cadeau qui ne coûte rien et qui fera plaisir à coup sûr, c'est précieux. Mieux, c'est un investissement. Beaucoup d'entreprises en sont de plus en plus convaincues. Le monde du travail mise à présent sur la gentillesse parce qu'elle est stimulante et virale, qu'elle est bonne pour l'image de l'entreprise et constitue une prévention efficace contre le burn-out. Dépassé, les patrons qui hurlent pour obtenir du résultat. Dans une entreprise aux dimensions humaines, des scientifiques ont établi que les équipes les plus productives s'avèrent être celles où la gentillesse est privilégiée. Le climat de confiance est propice à davantage de sérénité et de décontraction, et favorise donc l'expression. De là à affirmer qu'un patron doit être gentil, il y a un pas que je ne voudrais franchir. Il peut être sympathique et respectueux mais pas gentil. Mais il est là pour faire autorité et pas pour être autoritaire. Dans une société de plus en plus empathique,la gentillesse
    4. Si vous accordez une gentillesse à quelqu'un, cela l'inspirera. J'avoue qu'il m'est fréquemment arrivé de tenir les portes pour les personnes qui me suivaient mais qu'il m'est aussi plus souvent arrivé de recevoir la porte sur le nez parce que la personne qui me précédait, ne prenait guère cette peine. 
    5. Être gentil, c'est bon pour la santé mentale et a fortiori la santé mentale. Une étude scientifique menée à l'université de Vancouver au Canada, l'a prouvé. Des chercheurs donnent de l'argent à  d'étudiants, les premiers peuvent dépenser l'argent comme ils l'entendent et les seconds devaient en faire cadeau. Les seconds ont été heureux à plus long terme que les premiers. Mieux: les gentils vivent en moyenne neuf ans de plus que les autres, selon la psychologue M.J. Ryan. La raison en est que faire preuve de générosité renforce le système immunitaire.
    6. Parce que la gentillesse, ça désarme. Le stress s'en trouve diminué. La dépression recule. Et la sécurité sociale s'en trouve mieux. La gentillesse devrait être prescrite dans tous les cabinets médicaux.
    7. Parce qu'être gentil, c'est un sacré défi dans la société dans laquelle on vit. 
    8. Les gens méchants sont déstabilisés par la gentillesse. 
    9. La gratitude, c'est viral. L'hormone du bonheur, à savoir la sérotonine est stimulée quand nous sommes gentils et en plus, c'est contagieux. D'après le chercheur James Fowler, la bonté envers un seul individu a des effets sur quatre autres personnes. A ce rythme, on devrait pouvoir parvenir à convertir les aspirants au djihad.
    10. Parce qu'on finira tous par être gentil et ce sont des chercheurs qui nous l'affirment. Avec le temps, notre personnalité se transforme et comme la plupart des vins, on se bonifie après l'âge de 30 ans. On devient globalement plus chaleureux. Rien ne sert donc d'être aigri et agressif, la vieillesse arrondit nos angles et nous métamorphose en gentil.
  • Charade

    Quand on le trouve long, on veut le tuer et quand il nous manque, on court après.

  • Pas d'aller simple pour la haine!

    Je ne comprends pas la haine qui suinte de partout chez certains êtres. La haine est un boomerang : retour à l'envoyeur.

  • Ça ne Trump plus énormément!

    Je ne suis pas Américaine, je n'ai donc pas voix au chapitre mais étant donné que les décisions américaines ont de fracassantes retombées sur les événements internationaux, l'issue de l'élection présidentielle US aura un impact sur le monde entier et donc sur moi. J'ai toujours été fascinée par les Etats-Unis. J'admire leur audace, leur créativité, leur courage, leur ambition. Et surtout cette nature grandiose qui vous donne la sensation d'être projeté dans un film.

    L'envoûtement est certes là mais pas la fascination sans borne. Je désapprouve certaines décisions politiques, les élans impérialistes et les dérives d'une certaine société américaine.

    Ces derniers temps, la présence encombrante et insensée de Donald Trump sur le très sérieux échiquier politique, m'a troublée. D'autant plus qu'une question que je me posais, n'était pas si singulière que ça. J'ai tapé dans la barre de recherche de Google ces termes: et si Donald Trump devenait président. Et j'ai obtenu 1.490.000 résultats. Apparemment, l'interrogation est d'actualité.

    Fera-t-on face à une nouvelle vague d'immigration en Europe? Le Canada peut en tous cas se préparer puisque de nombreux Américains envisageraient un départ dans le pays voisin. Les moteurs de recherche chauffent et de plus en plus d'Américains inquiets tapent ces termes: "comment déménager au Canada"

    Cela peut forcer un sourire mais j'en suis encore à me demander comment on en a pu arriver là. Comment peut-on sérieusement songer à bâtir un mur sur les quelque 3.500 km de frontière entre les USA et le Mexique? Trump veut, en plus, contraindre le Mexique à ériger ce mur. Ce qui me fait doucement rire, c'est qu'il n'a pas précisé de quel côté de la frontière les milliers de travailleurs (mexicains donc) devaient se trouver pour construire cette structure. Imaginez un moment que ceux-ci posent le pied sur le sol américain...

    Je ne m'attarderai pas sur sa misogynie, ses petites phrases racistes, ses projections économiques chimériques, ses mots enflés de haine... Trump n'a jamais été aussi isolé, même dans son propre camp. L'acteur Robert De Niro a récemment eu des mots pour le moins forts à son encontre. Et Terminator en personne déclare qu'il ne votera pas pour le parti républicain, pour la première fois. Tout compte fait, ça ne Trump plus énormément.

  • Ce qui est, a été et sera

    temps,futur,avenir,présent,hier,demain,vieRien n'a changé. Le futur qu'on imaginait, hier, est devenu notre aujourd'hui et on en est toujours à se demander ce qu'il adviendra demain.

  • Aimer, c'est comprendre

    Celui qui aime a tout compris. C'est le seul sens de l'existence.