Poivre et miel - Page 8

  • Baisser les yeux pour élever ses pensées

    En arpentant les trottoirs cet après-midi à Bruxelles, mes yeux glissent sur une dalle où quelqu'un avait écrit quelque chose comme ça: "les grands ne sont grands que parce que nous le croyons." Dire qu'il a fallu que je baisse la tête pour élever mes pensées...

  • "Soumission" de Michel Houellebecq: des longueurs mais vraisemblant

    PHOa3cea9dc-8f82-11e4-979b-eaeb82fec498-805x453.jpgHouellebecq a, je l'avoue, quelque chose qui m'agace. Son apparente nonchalance? Son je-m'en-foutisme un tantinet ronflant? Ses pantalons toujours trop courts?

    Son style littéraire, trop cérébral, parfois guindé et ses phrases interminables (elles s'étirent parfois sur une quinzaine de lignes) m'ennuient profondément. L'histoire m'a toutefois captivée de bout en bout et m'a déstabilisée par ses accents de vraisemblance. Tout est subtilement construit pour que le lecteur abandonne sans révolte les reliquats de sa civilisation, de sa culture et s'installe dans la normalité d'un Islam modéré.

    Cette oeuvre de politique-fiction suscite énormément d'interrogations, à l'heure où les horizons de l'Europe qu'on a rêvée, demeurent brumeux. A l'heure aussi où les flux de populations déplacées contre leur gré, découvrent une Europe qu'ils croyaient ouverte et accueillante mais qui demeure frileuse à leur égard.

    Houellebecq fait assurément oeuvre de visionnaire avec "Soumission". L'auteur y fourre, avec flegme et détachement, toutes les inquiétudes de notre société occidentale dont les valeurs sont peu à peu métamorphosées. Tout y est exposé de façon neutre, sans critique, sans complaisance. Au lecteur de prendre position,s'il le désire. Ce qui a sans doute valu à Houellebecq d'être taxé d'islamophobe. Ce qu'il n'est pas puisque François, le narrateur (qui ressemble étrangement à son auteur, à mon avis) finit par se convertir à l'Islam pour enseigner à nouveau à la Sorbonne désormais financée par l'Arabie Saoudite.

    Un livre qu'on lit d'une traite, malgré les longueurs, qui vous percute et déclenche votre réflexion et rien que pour ça, "Soumission" vaut la peine qu'on y fourre le nez.

  • Facebook: quel succès!

    Je n'ai jamais eu autant de propositions d'amitié sur Facebook. Leur point commun: ce sont tous des hommes divorcés ou veufs, généralement dans la construction de préférence superviseurs ou ingénieurs, habitant dans le Sud (Californie, Floride ou France). J'en ai même un qui s'appelle Michelle, qui habite Liège dans le Centre en France. Originaire de Metz, il a étudié les mathématiques appliquées à l'Université de Montréal et travaille en tant que... jardinier à... Jardinière! Je me marre.

  • Pas tous égaux devant l'argent

    En 1947, l'argent était déjà un sujet délicat. Lilliput Magazine a calculé le temps que consacre une personne à gagner £ 1, en tenant compte du statut social. Les choses changent finalement peu. Un joueur de foot gagne £ 1 en 9 minutes quand une infirmière doit travailler pendant 17 h et 20 minutes pour obtenir la pièce. Un docteur travaille presque pendant 5 heures et un politicien reçoit la livre en une heure et demie. Faut-il mentionner les magnats du cinéma qui gagnent une livre en... 11 secondes!

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  • Quand la musique fait du bien

    La musique réinjecte la magie dans votre vie et positive vos émotions. C'est la raison pour laquelle la musique est essentielle.

  • La foi,c'est notre âme à nu

    Si la foi reposait sur l'attitude de certains chrétiens, elle ne serait qu'une vapeur odorante ou pestilentielle mais condamnée à s'effiler vers le ciel et à s'y disperser. Pourquoi certaines personnes qui réclament leur appartenance au christianisme ne font-ils preuve d'aucune humanité, d'aucune compassion...

    Dieu parvient-il encore à reconnaître les siens dans ce fatras religieux qui privilégie l'accoutrement et la tradition au détriment des qualités de coeur? Ce qui nous lie, c'est notre humanité, notre sensibilité et notre capacité d'empathie.

    Si la religion nous écarte de l'autre, elle nous aliène, et elle n'est pas ce qu'elle prétend être, à savoir une relation entre l'homme et le divin, relation tissée d'amour pur. La religion nous rassemble, comme l'indique son étymologie latine "religare" (relier). Par conséquent, ceux qui nous séparent, ceux qui nous ostracisent en vertu de notre apparence, notre culture ou notre orientation philosophique ne pratiquent pas une religion. 

    La foi n'est pas un vêtement qu'on ôte et qu'on change selon les circonstances. La foi, c'est notre âme à nu. Là se trouve le meilleur de nous-mêmes ou le pire... Notre valeur se traduit par notre capacité à diffuser de l'amour, en tant qu'être humains de passage sur la Terre. De passage pour une toute petite période.