consommation

  • Être ou avoir, il faut choisir

    Je dépense, donc je suis
    J'amasse et je m'ennuie
    Je suis con, sot et mateur
    J'ai le portefeuille sur le coeur©

  • Quand l'Europe se fabrique en Chine

    Il est des mystères qui nous dépassent, Je veux parler des incohérences politiques. Lors d'un samedi "portes ouvertes" aux institutions européennes, fascicules et gadgets étaient distribués, histoire de sensibiliser les citoyens aux enjeux majeurs de l'Union Européenne. Outre la réelle urgence de telles dépenses pour des babioles qui ne convaincront personne, j'ai de sérieux doutes sur les retombées économiques au sein de l'Europe. Podomètre fait en Chine, sac bleu européen fait en Turquie, batterie portable fabriquée en Chine, stylo à billes swiss made, tee-shirt confectionné au Bangladesh, etc. L'Europe consomme mais ne fabrique plus et c'est bien là son problème.
     

  • L'obsolescence programmée ou comment planifier la mort des objets dans la société du gaspi

    dyn003_original_322_990_jpeg_2512211_646b1fdccc23373b49c2f69ccece8201.jpgL'aspirateur vous lâche, le frigo exhale son dernier soupir, le lave-linge s'essoufle et s'éteint, la télé affiche un écran noir, la voiture prend sa retraite, déclarée hors usage par le contrôle technique. Les objets de notre quotidien se réparent de moins en moins et se remplacent davantage. Qu'une voiture soit destinée à la casse après dix années de roulage ou qu'une machine à laver soit... lessivée au terme de sept années de services menés tambour battant, personne ne s'en offusque plus.

    Et si tout cela était prévu... J'avoue que l'idée m'a effleurée à plus d'une reprise. Chaque fois qu'un appareil ménager arrive en fin de vie, j'ai toujours cette étrange sensation de ne pas en voir eu pour mon argent. Bizarre, en effet, qu'une machine claque juste quelques semaines après la fin de la garantie. Coïncidence ou intention ?

    L'excellent documentaire "Prêt-à-jeter, l'obsolescence programmée" a levé mes derniers doutes sur le sujet. Depuis les années 1920, les objets sont fabriqués pour avoir une durée de vie limitée. L'objectif étant bien entendu de stimuler la consommation. Mais ce qui semble être une question de logique et de survie du capitalisme, est une aberration : le but de la croissance est de... croître à l'infini. "Un objet qui ne s'use pas est une tragédie pour les affaires", lisait-on d'ailleurs dans une revue en 1928. Aujourd'hui, c'est une tragédie pour l'humanité.

    Consommez, consumez

    Sans titre-Numérisation-35 (Copier).jpgLa masse de nos détritus ne cesse d'enfler, polluant les sous-sols, tuant à petit feu l'environnement et la population tiers-mondiste. En Afrique, jeter est une ineptie. On ne jette pas, on récupère, on répare, on donne une autre vie aux objets. Nos déchets informatiques occidentaux souillent le Ghana où les habitants les recyclent infatigablement. Parce que nos PC, nos imprinantes, nos scanners, nos GSM ne sont pas irrécupérables. Parce que leur usure a été inscrite dans leurs puces. Parce qu'il faut vendre. Encore plus. Toujours plus. Consommez, bon peuple, consumez votre vie et votre planète.

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    Des économistes, comme le Français Serge Latouche, prônent un autre modèle de société : la décroissance.

     

    Le développement débridé de la société de consommation va de pair avec la destruction des ressources naturelles qui ne sont pas inépuisables, estiment les "décroissants". Consommer moins ne peut en tous cas faire de mal à personne. Au contraire. Réduire notre empreinte écologique et contraindre les entreprises à poser l'accent sur la qualité et la longévité du produit ainsi que sur le respect de l'environnement, ne peut certainement faire de tort à l'humanité.

  • A vente agressive, consommateurs violents : affûtez plutôt votre sens de l'humour

    On sonne à la porte. Il est jeune. Il a l'oeil arrogant, l'allure carnassière, le rictus naissant de celui qui va bondir sur sa proie. "Gaz, électricité", marmonne-t-il en dissimulant malhabilement l'étiquette sur sa veste rouge. "Vous n'avez pas encore fait le changement?" Je lève un sourcil. En l'espace d'une seconde, je pensais qu'il venait pour relever les compteurs. Il griffonne quelque chose dans son carnet de notes et poursuit. "On n'est pas encore venu chez vous? Vous savez pourtant que les tarifs augmentent l'année prochaine : 15% de plus et vous préférez payer le prix fort... C'est incroyable!"

    En une poignée de mots moqueurs et quelques regards méprisants, il a réussi à me faire passer pour une abrutie. Son ton mordant, ses accents pressants puent la vente agressive. "Je suis libre de faire ce que je veux et de penser par moi-même", ai-je cru bon décocher à cet illuminé qui jette sur de très hypothétiques clients des ombres peu compatibles avec le nom de la société qu'il représente. Je ne la nommerai pas mais vous avez deviné. Il s'éclipse en lançant encore quelques piques, éteignant par la même occasion tout espoir de me convertir en cliente.

    "Je suis bien chez Madame *?" Le brouhaha du plateau téléphonique est perceptible et je flaire déjà l'arnaque. Après autant d'appels, je connais la voix insistante de Sarah et je devine l'intention de ses remplaçants. L'introduction est invariable. Je suis sur mes gardes, j'affûte mes inflexions, j'aiguise mes répliques. C'est plus fort que moi. Je m'énerve. "Vous êtes invitée, chère Madame, à une journée VIP dans un magasin près de chez vous." Cela ne m'intéresse pas mais elle insiste. "Je n'ai rien à vous vendre, seulement une offre à vous faire." Suis-je donc aussi stupide de refuser ce cadeau ? Oui. Je raccroche net en prenant soin de préciser encore et toujours que je ne désire pas être contactée et que je n'achèterai rien. En vain.

    Il paraît même que certaines nouvelles méthodes de vente sont d'une provocation sans bornes. Le démarcheur entre dans la maison sans y être invité, s'assied à votre table et vous prie, l'air dégagé, de vous servir une tasse de café. Que vont-ils encore inventer dans les bureaux de marketing ? Les techniques de vente agressive ne récoltent qu'irascibilité et violence de la part du consommateur. Les plus sereins, les plus doués en humour tireront aisément leur épingle du jeu. "Madame *? Je suis navrée mais elle vient de décéder. Si, si, c'est bien moi." On vous raccrochera au nez vite fait. "Je n'achète plus rien, Madame. J'ai décidé de ne plus consommer, je me consume." C'est une folle, pensera-t-on de vous et on espacera probablement les appels mais on s'obstinera. Les interlocuteurs changeront sans doute mais on s'acharnera. Si vous optez pour l'humour, vous aurez gagné en imagination et en sagesse. Et de consommateur, vous serez passé à producteur d'un commerce plus agréable.

  • Préemballages: vérifiez le poids

    Ne jamais rien tenir pour vrai. Surtout dans un supermarché. C'est la moralité de l'histoire. Bah oui, la première syllabe de consommateurs devrait nous inciter à la prudence. Des paquets de cerises préemballées affichent un poids de 600 g pour un prix de 4,99 €. Je pèse tout de même le paquet. Juste pour voir. Tous les paquets pesaient 400 g. Une erreur juteuse pour l'enseigne et amère pour le consommateur.

  • Halte au gaspi!

    Selon la FAO, on gaspillerait 95 kilos d'aliments par an et par habitant. Environ 13 % de produits seraient même non déballés! Nous sommes tous concernés. Nous bourrons nos réfrigérateurs et nos poubelles. L'industrie alimentaire nous pousse à consommer toujours davantage alors que nous "consommons" de plus en plus de techniques de régimes. France 5 consacre du 3 au 7 juin, une semaine sur le sujet. A regarder sur fond de repas du soir?

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/05/25/des-associations-partent-a-la-chasse-au-gaspillage-alimentaire_1707623_3244.html