humanité

  • Habitants de l'univers

    Dans ton regard, je vois mon reflet. Et si je souris, tu souris. Quand tu fais un pas vers moi, j'en fais un vers toi. Notre identité, c'est notre humanité.

    humanité,sourire,tolérance,unir

  • Etre gentil en dix points

    gentillesse,valeurs,humain,humanité,méchantL'affront suprême n'est-il pas aujourd'hui de qualifier quelqu'un de gentil? Comme si le terme signifiait benêt et irrémédiablement complaisant. Depuis quelques dizaines d'années, la gentillesse est passée du statut de vertu à celui de faiblesse, pire: le gentil est généralement pris pour un médiocre. Comme s'il était incapable d'exprimer une opinion, comme s'il n'en éprouvait même pas le désir. Comme si la réussite était irrévocablement subordonnée au cynisme.

    Le gentil aime tout et tout le monde. Ha, j'entends déjà vos ricanements: "Mais dans toute bonne histoire, c'est le méchant qui rend l'intrigue palpitante." Vous marquez un point mais sans gentil dans un récit, la méchanceté n'a aucun sens.

    Envers et contre tout, je maintiens que la gentillesse est un art qui nous rend meilleurs. Un talent qu'il faut cultiver pour que l'humanité progresse.

    Et puisque dans la plupart des blogs, les motivations sont généralement étayées par une liste numérotée de 1 à 10 (c'est plus académique), voici la mienne.

    1. Ecolière, j'ai été instruite dans le respect des règles élémentaires du savoir-vivre, et la bienveillance faisait partie des valeurs essentielles au même titre que la considération envers les seniors, la tolérance et la générosité. Bien sûr, la seule évocation de certains de ces mots fait sans doute grincer les dents... mais j'assume et je suis reconnaissante qu'on m'ait inculqué ces valeurs. Au risque de paraître désuète ou pusillanime, - ouh la! grave! mes mots sont poussiéreux, je retourne à un peu de modernité - bref, au risque de paraître crispante... chiante! 
    2. La gentillesse, ça nous fait du bien. C'est une démarche presque égoïste. Offrir un sourire, c'est dans l'espoir qu'on vous le rende et ça ensoleille votre journée. Tendre la main, c'est espérer recevoir une main ouverte en retour. Ou une gifle, me rétorquerez-vous. Raison pour laquelle il vaut mieux être vrai que gentil dans certaines circonstances, comme dirait Thomas d'Ansembourg, auteur de "Cessez d'être gentil, soyez vrai!".
    3. C'est simple, ça ne réclame ni argent ni tempsEt à l'heure actuelle, offrir un cadeau qui ne coûte rien et qui fera plaisir à coup sûr, c'est précieux. Mieux, c'est un investissement. Beaucoup d'entreprises en sont de plus en plus convaincues. Le monde du travail mise à présent sur la gentillesse parce qu'elle est stimulante et virale, qu'elle est bonne pour l'image de l'entreprise et constitue une prévention efficace contre le burn-out. Dépassé, les patrons qui hurlent pour obtenir du résultat. Dans une entreprise aux dimensions humaines, des scientifiques ont établi que les équipes les plus productives s'avèrent être celles où la gentillesse est privilégiée. Le climat de confiance est propice à davantage de sérénité et de décontraction, et favorise donc l'expression. De là à affirmer qu'un patron doit être gentil, il y a un pas que je ne voudrais franchir. Il peut être sympathique et respectueux mais pas gentil. Mais il est là pour faire autorité et pas pour être autoritaire. Dans une société de plus en plus empathique,la gentillesse
    4. Si vous accordez une gentillesse à quelqu'un, cela l'inspirera. J'avoue qu'il m'est fréquemment arrivé de tenir les portes pour les personnes qui me suivaient mais qu'il m'est aussi plus souvent arrivé de recevoir la porte sur le nez parce que la personne qui me précédait, ne prenait guère cette peine. 
    5. Être gentil, c'est bon pour la santé mentale et a fortiori la santé mentale. Une étude scientifique menée à l'université de Vancouver au Canada, l'a prouvé. Des chercheurs donnent de l'argent à  d'étudiants, les premiers peuvent dépenser l'argent comme ils l'entendent et les seconds devaient en faire cadeau. Les seconds ont été heureux à plus long terme que les premiers. Mieux: les gentils vivent en moyenne neuf ans de plus que les autres, selon la psychologue M.J. Ryan. La raison en est que faire preuve de générosité renforce le système immunitaire.
    6. Parce que la gentillesse, ça désarme. Le stress s'en trouve diminué. La dépression recule. Et la sécurité sociale s'en trouve mieux. La gentillesse devrait être prescrite dans tous les cabinets médicaux.
    7. Parce qu'être gentil, c'est un sacré défi dans la société dans laquelle on vit. 
    8. Les gens méchants sont déstabilisés par la gentillesse. 
    9. La gratitude, c'est viral. L'hormone du bonheur, à savoir la sérotonine est stimulée quand nous sommes gentils et en plus, c'est contagieux. D'après le chercheur James Fowler, la bonté envers un seul individu a des effets sur quatre autres personnes. A ce rythme, on devrait pouvoir parvenir à convertir les aspirants au djihad.
    10. Parce qu'on finira tous par être gentil et ce sont des chercheurs qui nous l'affirment. Avec le temps, notre personnalité se transforme et comme la plupart des vins, on se bonifie après l'âge de 30 ans. On devient globalement plus chaleureux. Rien ne sert donc d'être aigri et agressif, la vieillesse arrondit nos angles et nous métamorphose en gentil.
  • Les crimes impunis contre la nature

    pollution,environnement,co2,terre,climat,réchauffement,humanité,earth overshoot dayJ'ai parfois la sensation d'avoir eu l'esprit voilé pendant la majeure partie de ma vie. Alors que je pensais avoir la liberté et capacité de soumettre toutes choses au filtre de ma réflexion, je réalise que la remise en question ne va pas de soi et qu'il vaut sans doute mieux avancer les yeux bandés que l'esprit torturé.

    Les images de l'horreur à Paris, à Bruxelles, à Istanbul, à Alep ou ailleurs me révulsent mais comme tout le monde, je finis par tourner la page et me laisser accaparer par le quotidien. Phagocytée par la cupidité des uns et l'indifférence des autres, la nature s'estompe, les animaux disparaissent, la Terre agonise.

    Le futur pillé

    Aujourd'hui, c'est l'Earth Overshoot Day ou le jour du dépassement global. Nous avons consommé toutes les ressources que la planète peut renouveler sur l'espace d'une année. Aujourd'hui, nous vivons à crédit, et ce que nous consommons à partir d'aujourd'hui, nous le volons aux générations futures. 

    Nous ne consommons bien entendu pas les richesses de la Terre à parts égales. Ainsi, selon le Global Footprint Network, l'Australie consomme 5,4 planètes, les USA: 4,8 et la Suisse: 3,3. Voilà pour le Top 3 mais les meilleurs élèves sont en bout de course. Les trois derniers sont la Chine qui consomme tout de même 2 planètes, le Brésil: 1,8 et l'Inde: 0,7. Chaque année, ce jour se présente un peu plus tôt. En 1970, il s'agissait du 23 décembre. En 2030, il frappera à notre porte à la fin du mois de juin.

    J'ai vu, il y a un certain temps, un reportage sur les pétroliers qui exploitent sans vergogne les entrailles du globe. Les permis de polluer s'achètent et se vendent, entretenant un marché des plus juteux. Un marché engraissé par la politique aux plus hauts niveaux. L'idée de départ était de limiter les rejets de CO2 dans l'atmosphère mais l'Union Européenne accorde généreusement des quotas gratuits aux grandes entreprises. Lesquelles les écoulent sur le marché pour engranger d'appréciables profits. Pendant que certains empochent toujours plus, d'autres meurent dans l'indifférence et le silence.

    La nature humaine contre la nature?

    Il y a longtemps, j'ai croisé un Amérindien de la tribu des Miccosukees dont le job était d'amuser les touristes en maîtrisant des alligators. Il habitait en appartement par commodité, mais demeurait proche de la nature, disait-il, parce qu'il dormait avec une (vraie) panthère dans son lit. "Vous les Blancs", me lançait-il, "vous allez trop vite pour nous, vous courez toujours." Aujourd'hui, la plupart des Amérindiens ont cédé aux sirènes du capital et exploitent des casinos.

    Nous vivons sur une bombe, nous attisons l'incendie mais nous marchons, les yeux bandés, l'esprit sourd. Mais qui a donc subtilisé notre capacité de réflexion? Le simple instinct de conservation ne devrait-il pas nous empêcher de scier la branche sur laquelle nous nous trouvons?

    Si l'on veut maintenir la température globale sous la barre des 2°, il faut réduire de façon drastique nos émissions carbones mais on est encore loin du compte puisque les états membres de la convention de l'ONU sur les changements climatiques n'ont consenti des efforts que pour limiter la température à 3°. Il y va de la survie d'une planète mais nous poursuivons notre course insensée vers plus de croissance. 

    La Terre portait en elle toutes les ressources mises à la disposition gratuite de toutes les espèces. Il y en avait assez pour tous. La convoitise et la soif de pouvoir en ont décidé autrement. Nous sommes devenus complices d'un système que nous ne maîtrisons plus. La nature humaine serait-elle incompatible avec la Nature? 

  • Solitude

    "Je t'aime". Il débitait la seule prière qu'il connaissait désormais. Inlassablement. Inéluctablement. C'était d'une platitude lamentable mais on n'aurait pu s'exprimer plus clairement, plus universellement.
    "Je t'aime". Cela faisait précisément 37 ans, 21 mois, 9 jours, 5 heures et 32 secondes qu'il récitait cette incantation aussi douce que glaciale. Le temps qui coulait, semblait avoir impitoyablement aspiré tout espoir de passion, toute trace d'émotion, toute tentative d'expression.
    Chaque jour de sa misérable et futile existence,il se suffisait du son de sa voix qui ressassait cette mélopée morose, dépouillée de sentiments et d'intérêt. Cela ressemblait davantage à un hoquet, à une réaction mécanique qu'à une déclaration.
    Le pire dans l'histoire, c'est qu'il avait pour seule réponse, le silence imperturbable d'une chambre vide.
    Devant un miroir fêlé, ultime relique d'une humanité anéantie, le dernier homme chuchotait les derniers mots qui pouvaient encore le réconforter.©

  • Fort parce que fragile

    Ce sont nos fragilités, nos failles, nos erreurs de parcours, nos défauts qui font notre force parce qu'ils nous rendent humains.

  • La foi,c'est notre âme à nu

    Si la foi reposait sur l'attitude de certains chrétiens, elle ne serait qu'une vapeur odorante ou pestilentielle mais condamnée à s'effiler vers le ciel et à s'y disperser. Pourquoi certaines personnes qui réclament leur appartenance au christianisme ne font-ils preuve d'aucune humanité, d'aucune compassion...

    Dieu parvient-il encore à reconnaître les siens dans ce fatras religieux qui privilégie l'accoutrement et la tradition au détriment des qualités de coeur? Ce qui nous lie, c'est notre humanité, notre sensibilité et notre capacité d'empathie.

    Si la religion nous écarte de l'autre, elle nous aliène, et elle n'est pas ce qu'elle prétend être, à savoir une relation entre l'homme et le divin, relation tissée d'amour pur. La religion nous rassemble, comme l'indique son étymologie latine "religare" (relier). Par conséquent, ceux qui nous séparent, ceux qui nous ostracisent en vertu de notre apparence, notre culture ou notre orientation philosophique ne pratiquent pas une religion. 

    La foi n'est pas un vêtement qu'on ôte et qu'on change selon les circonstances. La foi, c'est notre âme à nu. Là se trouve le meilleur de nous-mêmes ou le pire... Notre valeur se traduit par notre capacité à diffuser de l'amour, en tant qu'être humains de passage sur la Terre. De passage pour une toute petite période.