mathilde

  • "Laurent, le pécheur de Laeken" de Mario Daneels: croustillant sans plus

    1489468387.jpgUn bouquin qui se laisse lire mais sans plus. Les révélations croustillantes n'apportent rien, sinon encore plus d'amertume dans le coeur des masses laborieuses. Ce livre a toutefois le mérite d'exister car elle n'est pas si lointaine l'époque où il était interdit de s'exprimer contre la monarchie et ses représentants, sous peine de subir les foudres de la justice. Qu'on puisse désormais critiquer et remettre en question les failles de la royauté, est encourageant et prouve malgré tout qu'on a fait du chemin en matière de liberté de la presse.

    Si l'écriture est résolument accrocheuse, elle pèche par son style parfois maladroit et sa forme (fautes de frappe, chiffres à la place de guillemets). Mario Danneels avait précédemment révélé l'existence de la fille cachée du roi Albert II, Delphine Boël et avec "Laurent, le pécheur de Laeken", l'auteur met le doigt où ça fait mal en suscitant une réflexion sur une institution archaïque (quand bien même la monarchie est constitutionnelle) au XXIe siècle.

    Capricieux et mal aimé, Laurent, le cadet turbulent, l'enfant terrible de la monarchie belge est mis à nu. Il recherche sans cesse l'attention et les honneurs, mais Sa Majesté ne souffre pas qu'on l'égratigne. Ecarté du pouvoir par la suppression de la loi salique, le prince maudit déclare être le premier à être chômeur depuis que sa famille existe. "Savez-vous ce que les Sultans turcs faisaient avec leur deuxième fils? Ils les faisaient jeter, du haut d'un rocher, dans l'eau pour qu'ils ne deviennent pas une menace pour la succession au trône. Mais, dans mon cas, tout cela serait vain parce que je suis suffisamment gras... donc je flotte!"