nature

  • Et on est resté là

    Et on est resté là,
    Enivrés, immobiles,
    A regarder là-bas,
    Vers le ciel tranquille,
    A scruter l'horizon
    Et les nuages roux,
    Souples, soyeux et ronds
    Frôlés par un vent doux.
    On ne pensait à rien,
    Le temps virevoltait,
    Et on se sentait bien.
    Le ciel nous suffisait.
    Et on est resté là,
    Le coeur trempé d'azur
    Et de soleil grenat,
    A se griser d'air pur.
    Sur les chemins du vent
    Parfumé aux embruns,
    Glissait un goéland.
    On avait l'âme à jeun,
    Gourmande d'éphémère,
    D'improbable et d'espace.
    La mer noyait l'amer,
    Les heures s'égrenaient
    Au gré du sable blond.
    Et le temps effilait
    Nos préoccupations.
    On voulait rester là
    Sur le sable, les traces
    Légères de nos pas
    Très lentement s'effacent
    On n'est pas resté là
    Allez savoir pourquoi...
    Poussés par un vent froid,
    On est parti là-bas...
    Sous un ciel terne et gris,
    Il fallait recréer
    L'éclat d'un coloris,
    Sur le vide papier.
    Et j'en suis resté là...©

  • Jeux de lumière

    Quelques rayons timides s'infiltrent au travers de ma fenêtre et c'est comme si j'habitais ailleurs. Les poussières fines virevoltent dans la lumière qui enveloppe chaque objet d'une poudre argentée. Un détail sans doute qui mine de rien m'envahit. Sous de nuages rose bonbon, un vent taquin se glisse sous ma porte et me chuchote que le printemps est derrière ma porte... J'inventerais n'importe quoi pour les jours s'illuminent et que les lopins de terre se parent de fleurs.

  • Tant qu'il y aura des arbres

    La haute technologie, les arcs et les flèches protègent les Indiens d'Amazonie et leurs terres de l'abattage sauvage dans leur forêt. "Ka'apors" signifie "habitants de la forêt".


  • Le bois des contes de fées

    Même sous la pluie, ce bois est féerique. Et lorsque le vent emplit les narines du parfum des jacinthes bleues, on croit vraiment aux contes de fées.

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  • Le bec au vent

    Les bourrasques étaient tellement violentes que le merle du jardin s'agrippait aux croisillons de bois sous le feuillage du chèvrefeuille. Et pendant ce temps, le chat dormait derrière la vitre.