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  • Donny Osmond en tournée britannique : and they called it Donny love....

    concert, Osmond, Donny, spectacle, show, UK, Grande-Bretagne, GB, LondresÀ presque 60 ans, l'idole des seventies ruisselle d'une énergie communicative et réussit encore à enflammer un solide noyau de fans. En tournée dans le Royaume Uni au coeur d'un hiver pluvieux, Donny Osmond a livré un show de plus de deux heures et demie, efficace et sans faille. Heu oui, je suis fan. Ça se devine tant que ça...?

     

    Donny et ses frères appartiennent à la jeunesse de celles (beaucoup moins ceux) qui étaient teenagers dans les années 1970. Et on n'oublie pas son adolescence parce qu'à un certain âge, voire un âge certain, on a une furieuse envie de se draper à nouveau de cette fraîcheur et de cette douceur de vivre. Donny Osmond l'a bien compris et a toujours entretenu une chaleureuse bienveillance envers ses admiratrices. Malgré un coût excessif des tickets, toutes les salles qui l'ont accueilli Outre-Manche, étaient d'ailleurs bondées.

     

    concert,osmond,angleterre,royaume uni,donny,spectacle,show,uk,grande-bretagne,gb,londresLe septième fils de la très mormone famille Osmond mène une carrière en solo depuis plus de 45 ans (actuellement aussi en duo avec sa soeur Marie, essentiellement à Las Vegas). Il a sorti son soixantième album, l'an passé... sans qu'on l'entende une seule fois sur nos médias francophones. Pourtant, de l'autre côté de la Manche, il est véritablement adulé et les journaux anglais le prennent très au sérieux. Les promoteurs de spectacles aussi puisque les places s'arrachent comme des petits pains (bénits).

     

    Il fut un temps où Donny caracolait en tête de nos hit parades avec "Puppy love" ou "When I fall in love". S'il n'a plus produit d'album personnel depuis "What I meant to say" en 2010 — au grand dam de ses fans —, il a sorti des CD de reprises des années 70 et 80. Dont le dernier en date : "The soundtrack of my life" composé de titres qui ont marqué son existence en tant qu'artiste mais aussi en tant qu'homme.

     

    En mode interactif

     

    concert,osmond,angleterre,royaume uni,donny,spectacle,show,uk,grande-bretagne,gb,londresL'écran géant diffuse des photos de jeunesse doublées de questions à choix multiples, histoire de faire patienter les troupes. Histoire aussi de prouver que l'artiste mise sur l'interactivité. D'ailleurs, il a invité ses fans, par l'entremise de sa page Facebook, à télécharger une application à utiliser pendant le concert. Avec plus ou moins de bonheur, les lignes étant saturées.

     

    Lorsque l'écran se met à pulser, une onde sismique parcourt le public. Donny Osmond n'a rien à prouver mais il le prouve quand même, livrant un spectacle d'une rare intensité.

     

    Cette fois, il demande à l'assistance de participer à l'élaboration de son show. Des feuilles violettes circulent dans le public et quelques spectatrices (triées au hasard?) sélectionnent leur morceau fétiche de l'abondante carrière musicale du chanteur. Une fan chanceuse aura même l'occasion de s'asseoir sur les genoux de l'irrésistible charmeur, alors qu'il lui chante "The twelfth of never", les yeux dans les yeux. Quelquefois, il descend dans l'arène et se frotte à des hordes d'admiratrices toujours aussi exaltées. Il convie des groupies à monter en scène pour danser ou prendre une photo à ses côtés. Il distribue aussi des laissez-passer backstage à quelques poignées de privilégiées. On n'est bien sûr pas dupe. Pour avoir droit au fameux sésame, il fallait vraisemblablement payer le prix fort. Ce qui donnait parfois l'impression au "public normal" d'être parfois exclu de la fête. C'est le seul bémol.

    Pendant plus de heures trente, Donny ne ménagera pas ses efforts pour démontrer — si besoin est — qu'il maîtrise parfaitement l'art de l'entertainment et de la séduction. Toute sa carrière est passée en revue. Y compris son passage à la comédie musicale avec "Joseph and the amazing technicolor dreamcoat". L'homme ne se prend toutefois pas au sérieux et en forme de clin d'oeil, enfile le manteau multicolore tout en enfonçant maladroitement la perruque bouclée de Joseph.

     

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    Impénitent bavard, il entretient son auditoire de choses et d'autres. Des anecdotes que ses fans connaissent par coeur, tant il les narre à chaque prestation. Ainsi, il n'a toujours pas digéré cet article du Daily Mail des années 80 qui l'avait définitivement rangé parmi les has-been. Il raconte encore cet épisode de son adolescence quand à la porte de son hôtel, Paul McCartney avait frappé pour lui demander un autographe pour sa fille.


    Tout ceci est purement subjectif et puéril. Sans doute... Sûrement. Mais on ne badine pas avec ses premières amours adolescentes. On n'assèche pas sa fontaine de Jouvence.

  • Le tsunami Donny & Marie Osmond déferle sur l'Angleterre

    osmond,donny,marie,show,las vegas,osmondsEn l'éclair d'une soirée, Bournemouth, coquette bourgade maritime du Sud Ouest britannique s'est parée des éclats strass et paillettes, frottée à la poussière d'étoiles de Las Vegas. Si la pluie fouettait les visages, le Bournemouth International Centre avait allumé un feu de cheminée crépitant dont les effets incandescents ont été, vendredi, unanimement savourés par des milliers de fans. Donny & Marie Osmond ont déboulé sur la scène du BIC avec un spectacle taillé à l'américaine, énergisant et efficace à souhait.

    Le duo mythique enjambe avec légèreté et tonicité le cap des 50 années de show-business. C'est à une féerie musicale qu'ils ont convié leurs fans pour leur tournée au Royaume-Uni et en Irlande. Un véritable condensé d'énergie, de sueur, de bonne humeur et d'excellente musique. Tout simplement. Le charisme du duo, sa gentillesse naturelle, son authenticité font toujours mouche et composent les ingrédients indispensables d'une recette magique. On ressort, rassasié et léger, comme après un délicieux repas parsemé de mets fins mais néanmoins riches, nourrissants.

    Si les années 70 ont définitivement l'aspect patiné et délavé du vintage, Donny & Marie, en purs produits des ces années-là, n'en transportent pas du tout la connotation ringarde. Leur spectacle s'adresse à un très large public et le couple livre une vaste palette de l'étendue de ses talents artistiques. Les chansons connues sur le bout des doigts par les fans, sont évidemment égrenées mais ce show ne s'y attarde pas vraiment et place davantage l'accent sur la variété. Les deux font plus que jamais la paire et déclinent, en duo ou en solo, leur savoir-faire scénique. Jamais le mot « performance » n'a pris autant de sens.

    Nostalgie mais pas que !

    On sait qu'à deux années d'intervalle, ils se sont distingués lors de la version américaine de « Dance with the Stars » et personne ne remettrait en doute leur virtuosité dynamique sur la piste de danse. Quand Donny (vainqueur de « Dance with the Stars » en 2009) s'emosmond,donny,marie,show,las vegas,osmondsbarque dans la chorégraphique sautillante de « Yo-Yo » avec des danseurs qui ont vraisemblablement la moitié de son âge, il ne montre aucun signe d'essoufflement ou de faiblesse. Le titre débute de façon classique pour se charger imperceptiblement d'accents vitaminés au pulse bien actuel. « Celebrate » aborde un virage moderne similaire et épouse une poignée de notes à « Celebration » de Kool & the Gang et à « Gangnam style » de Psy – déhanchements chevalins compris – . Marie n'a rien à envier non plus aux nymphettes qui délient leurs corps souples autour d'elle. Et lorsqu'elle empoigne sa guitare électrique, c'est pour se métamorphoser en rockeuse parfaitement crédible. Quinquagénaires bon teint, Donny et Marie apparaissent désormais au sommet de leur forme, physique, psychologique et artistique.

    Essentiellement axé sur la comédie musicale, le show évoque les musicals qui ont jalonné la carrière de la sœur et du frère Osmond : « Beauty and the Beast », « The Sound of Music », « The King and I », « Wicked », « Joseph and the Amazing Technicolor Dreamcoat », « Little Johnny Jones », etc. Donny et Marie puisent évidemment aussi dans leur propre répertoire et débitent avec un égal bonheur les incontournables morceaux qui ont fait leurs beaux jours dans les seventies : « I'm leaving it all up to you », « Make the world go away », « Deep Purple », « Morning Side of the Mountain »,...

    55 ans et même pas peur!

    Éternel bourreau des coeurs, Donny joue toujours avec assurance la carte séduction. L'homme est beau et il le sait. Il use de tous ses atouts pour communiquer avec les gens. Il les aime et ses fans le lui rendent bien. Le spectacle fait appel à quasi tous les sens, la vue, l'ouïe bien sûr mais aussi le toucher. Plusieurs dizaines d'admiratrices chanceuses (et quelques veinards aussi...) en font l'expérience. Ils ont pu l'embrasser, le serrer dans leurs bras pendant ses pérégrinations dans la salle alors qu'il roucoulait « The Twelfth of Never ». Donny est comme ça, quand il se donne, c'est tout entier. S'écroulant en nage sur la scène, il sollicite un Kleenex dans l"assistance et s'éponge abondamment le front ruisselant dans le foulard d'une admiratrice. Quelques-unes empocheront même un pass backstage. osmond,donny,marie,show,las vegas,osmonds

    Marie compte sur les quelques hommes qui émaillent par chance cette marée féminine. Un heureux élu aura l'opportunité de chanter et de danser, les paumes plaquées sur les reins de Marie. Un peu plus tard, elle descend dans le public et imprime sa bouche écarlate imprégnée de rouge à lèvres sur le front dégarni d'un quidam.

    Si le show est farci de répliques souriantes et bon enfant, les touches sensibles n'en sont guère absentes. Marie évoque son fils Michael qui s'est donné la mort, il y a deux ans et lui dédie « Pie Jesu ». Feu sa mère rêvait de voir sa fille fouler la scène de l'opéra national. Les nuages de fumée roulent sur le plateau pour s'évanouir aux premiers rangs. De sa voix limpide de soprano, Marie souffle vers le Ciel de généreuses bouffées de notes lumineuses qui plongent le public dans un état proche de l'extase.

    osmond,donny,marie,show,las vegas,osmondsL'autodérision est présente aussi lorsque Donny tombe le masque. Au sens figuré comme au sens propre. Au terme d'une chorégraphie survoltée, Donny se voile la face avec un masque de lui-même, adolescent décochant des sourires sur commande. Il salue et s'écroule, vaincu par l'épuisement, en jetant le masque. Donny n'a sans doute été jamais aussi bien dans sa peau. Son sourire n'a plus rien d'automatique, plus rien de téléguidé. Épanoui, bien installé dans ses 55 ans, l'artiste semble aujourd'hui plus libre de ses mouvements et apprécie la proximité de ses fans. Son statut de superstar des années 70 ne lui a guère monté à la tête et il est désormais plus accessible aujourd'hui qu'il y a quarante ans.

    Il n'y aura pas de rappel. Le show est livré sur mesure. La salle s'éclaire de néons blafards qui nous immergent dans une réalité qui paraît soudain bien tristounette. Et pourtant, la poudre magique s'enflamme et illumine notre âme de mille paillettes dorées qui s'éparpillent en ensemençant nos rêves. Tant que nos "deep purple dreams" vivront, nos lendemains porteront la promesse d'être de "perfect days"...

    © Nadine Lebrun