policier

  • "Au Crazy Love" de Willy Grimmonprez: style limpide et idées noires

    a.jpgL'auteur louviérois publie ici son huitième livre aux Editions Dricot. Si ce chauffeur de bus à la retraite affectionne les atmosphères sombres, le polar qui vient de sortir en librairie, baigne encore plus profondément dans une ambiance glauque, malsaine et délicieusement immorale.

    Willy Grimmonprez connaît bien les ficelles du métier et mène avec tact le lecteur dans les méandres d'une intrigue sordide et riche en rebondissements. Comme d'habitude, son écriture est fluide, simple et l'histoire ne s'embarrasse pas de fioritures. Le ton est résolument noir mais tranche avec la clarté du style. Avec Grimmonprez, on sait où on va, on se laisse mener avec délectation et on tourne les pages avec l'impatience d'un enfant.

    Evidemment, les fidèles de Grimmonprez ne seront pas autant surpris que les autres car la trame et le climat sont semblables à ce qu'il a déjà écrit. On devine un peu ce qui va se passer mais on est accro jusqu'au bout parce que Grimmonprez nous régale toujours. Et le bougre ne dénoue son intrigue que dans les dernières pages. Un polar à lire sous la couette, en une poignée d'heures.

  • Elémentaire, mon cher Watson

    Sir Arthur Conan Doyle, célèbre créateur de Sherlock Holmes était féru de spiritisme et convaincu qu'on pouvait communiquer avec l'au-delà. Peu après la disparition d'un écrivain, un ami s'enquit de savoir qu'il avait pu entrer en contact avec le défunt. Il lui répondit que non.
    - Ah, riposta cet ami, vous avez à présent compris que le spiritisme n'est qu'une farce...
    - Pas du tout, lui décocha Conan Doyle. Je ne m'attendais nullement à ce qu'il entre en communication avec moi. Ces derniers temps, nous étions en froid.