religion

  • La foi,c'est notre âme à nu

    Si la foi reposait sur l'attitude de certains chrétiens, elle ne serait qu'une vapeur odorante ou pestilentielle mais condamnée à s'effiler vers le ciel et à s'y disperser. Pourquoi certaines personnes qui réclament leur appartenance au christianisme ne font-ils preuve d'aucune humanité, d'aucune compassion...

    Dieu parvient-il encore à reconnaître les siens dans ce fatras religieux qui privilégie l'accoutrement et la tradition au détriment des qualités de coeur? Ce qui nous lie, c'est notre humanité, notre sensibilité et notre capacité d'empathie.

    Si la religion nous écarte de l'autre, elle nous aliène, et elle n'est pas ce qu'elle prétend être, à savoir une relation entre l'homme et le divin, relation tissée d'amour pur. La religion nous rassemble, comme l'indique son étymologie latine "religare" (relier). Par conséquent, ceux qui nous séparent, ceux qui nous ostracisent en vertu de notre apparence, notre culture ou notre orientation philosophique ne pratiquent pas une religion. 

    La foi n'est pas un vêtement qu'on ôte et qu'on change selon les circonstances. La foi, c'est notre âme à nu. Là se trouve le meilleur de nous-mêmes ou le pire... Notre valeur se traduit par notre capacité à diffuser de l'amour, en tant qu'être humains de passage sur la Terre. De passage pour une toute petite période.

  • La vérité et rien d'autre

    Je n'aurais pas dû discuter avec ces Témoins de Jéhovah qui sonnaient à ma porte. Comment parler à quelqu'un qui pense détenir la vérité? Ces gens vous font passer pour un crétin et vous croient possédé par un démon. Ils insultent votre intelligence et votre conscience avec une violence sournoise. Enfin... Sans leur passage, je n'aurais jamais su qu'il n'y avait qu'une SEULE religion et que toutes les autres étaient dans l'erreur. Attendez... Ne me dites pas qu'il y existe d'autres religions sur cette terre qui croient aussi que les autres se trompent et doivent disparaître...

  • Tolérer tout sauf l'intolérable...

    charlie,terrorisme,liberté,pensée,tolérance,religionPrès d'un mois après l'attentat contre Charlie, notre système de pensée est toujours au coeur de la tourmente. D'aucuns en viennent même à se demander si la tolérance ne s'arrête pas là où commence l'intolérance de l'autre. Où commence le blasphème et où s'arrête la tolérance? L'idée qu'il faudrait peut-être se fixer des interdits pour ne pas fouler les suceptibilités de l'autre, fait petit à petit son chemin. La liberté d'expression est sans doute à ce prix mais se poser cette question, c'est comme s'imaginer que l'oiseau peut suspendre son vol aux frontières.

    Bref, s'agit-il de tolérer tout, à l'exception bien entendu de l'intolérable?

    Certains soutiennent, en effet, que la liberté d'expression doit faire preuve de retenue lorsqu'il s'agit de religion. S'il est une limite à la liberté d'expression, pourquoi s'arrêter en si glissante pente et ne pas s'accorder davantage de libertés... D'accord pour parler de tout sur tous les tons mais pas question d'aborder la spiritualité (trop subversif), la politique (l'autorité, ça se respecte, un point, c'est tout), la publicité (garante de la consommation, donc de la croissance économique) et tutti quanti. Evacuer certains sujets sensibles, c'est malgré tout étrangler la liberté de parole, peu à peu mais sûrement. Si selon quelques-uns, la religion est sacrée, pour d'autres, c'est la liberté d'expression qui l'est.

    Toutefois si ma liberté ne peut souffrir de limites, elle peut rapidement en devenir envahissante et ironiquement restreindre celle des autres. Ce qui fait dire au bon sens que ma liberté s'arrête là où commence celle d'autrui. Faut-il alors se résoudre à éviter de rire de ou même de s'exprimer sur la religion, sous prétexte qu'on empiète sur la liberté de l'autre? La foi fait-elle partie intégrante de l'individu, à un point tel qu'on ne peut en parler sans meurtrir l'homme?

    Depuis la nuit des temps, la spiritualité est indissociable de l'humain. La pensée monolithique des temps ancestraux a progressivement fait place à un foisonnement d'idéologies. Aujourd'hui, l'homme s'est forgé sa propre religion. Ou pas. La religion est devenue à l'image de la société : individuelle, délocalisée, en kit, choisie, adaptée, métissée. Mais pour certains, elle est diluée dans l'identité. En l'absence de valeurs et de repères, certains s'accrochent à la spiritualité comme à une bouée de sauvetage. Et pendant ce temps, les requins rodent...

    Evacuer le "spirituel" de la spiritualité (ou ôter le "religieux" de la religion), c'est se mettre le doigt dans l'oeil. Croire qu'on peut parler à la place de Dieu et qu'on détient la vérité,  ce n'est pas de la liberté d'expression. C'est de l'obscurantisme. La haine n'est pas une forme d'expression. C'est une forme d'extinction. Extinction des lumières, des libertés, de l'essence même de la nature humaine. L'homme est bien la seule espèce au monde qui scie la branche sur laquelle il se repose. A propos... Le Journal de la Science vient de livrer les résultats d'une étude américaine selon laquelle la nature, l'art et la spiritualité seraient d'excellents anti-inflammatoires naturels. Quand on vous dit qu'il est bête de scier cette branche!

    (Illustration: Voltaire : "Traité sur la tolérance")

  • Leçon d'humanité

    Je suis profondément touchée par cette expérience initiée par une jeune Musulmane (AsoOmilJay). Cela n'a rien à voir avec la religion. C'est une leçon d'humanité.

     

  • La vie et ses questions essentielles

    Ils sont (quelquefois) désopilants, les Témoins de Jéhovah. Deux dames me tendent un prospectus barré d'une interrogation brûlante : "Où trouver les réponses aux grandes questions de la vie ?" "Tout est sur Internet", se fend l'une. "Vous trouverez même la réponse à la question de savoir pourquoi les Témoins de Jéhovah font du porte-à-porte", brandit l'autre. Hum, c'est vrai que la question est essentielle...

  • Oh my goodness!

    Dans une université américaine bien cotée, le professeur demanda aux étudiants de son cours d'anglais de rédiger un papier court qui intégrerait ces thèmes : la religion, la monarchie, le sexe et le suspense. Un seul étudiant récolta la note maximum. Voici ce qu'il avait écrit : "Mon Dieu", s'exclama la reine, "je suis enceinte ! Je me demande qui peut bien être le père."