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  • Les crimes impunis contre la nature

    pollution,environnement,co2,terre,climat,réchauffement,humanité,earth overshoot dayJ'ai parfois la sensation d'avoir eu l'esprit voilé pendant la majeure partie de ma vie. Alors que je pensais avoir la liberté et capacité de soumettre toutes choses au filtre de ma réflexion, je réalise que la remise en question ne va pas de soi et qu'il vaut sans doute mieux avancer les yeux bandés que l'esprit torturé.

    Les images de l'horreur à Paris, à Bruxelles, à Istanbul, à Alep ou ailleurs me révulsent mais comme tout le monde, je finis par tourner la page et me laisser accaparer par le quotidien. Phagocytée par la cupidité des uns et l'indifférence des autres, la nature s'estompe, les animaux disparaissent, la Terre agonise.

    Le futur pillé

    Aujourd'hui, c'est l'Earth Overshoot Day ou le jour du dépassement global. Nous avons consommé toutes les ressources que la planète peut renouveler sur l'espace d'une année. Aujourd'hui, nous vivons à crédit, et ce que nous consommons à partir d'aujourd'hui, nous le volons aux générations futures. 

    Nous ne consommons bien entendu pas les richesses de la Terre à parts égales. Ainsi, selon le Global Footprint Network, l'Australie consomme 5,4 planètes, les USA: 4,8 et la Suisse: 3,3. Voilà pour le Top 3 mais les meilleurs élèves sont en bout de course. Les trois derniers sont la Chine qui consomme tout de même 2 planètes, le Brésil: 1,8 et l'Inde: 0,7. Chaque année, ce jour se présente un peu plus tôt. En 1970, il s'agissait du 23 décembre. En 2030, il frappera à notre porte à la fin du mois de juin.

    J'ai vu, il y a un certain temps, un reportage sur les pétroliers qui exploitent sans vergogne les entrailles du globe. Les permis de polluer s'achètent et se vendent, entretenant un marché des plus juteux. Un marché engraissé par la politique aux plus hauts niveaux. L'idée de départ était de limiter les rejets de CO2 dans l'atmosphère mais l'Union Européenne accorde généreusement des quotas gratuits aux grandes entreprises. Lesquelles les écoulent sur le marché pour engranger d'appréciables profits. Pendant que certains empochent toujours plus, d'autres meurent dans l'indifférence et le silence.

    La nature humaine contre la nature?

    Il y a longtemps, j'ai croisé un Amérindien de la tribu des Miccosukees dont le job était d'amuser les touristes en maîtrisant des alligators. Il habitait en appartement par commodité, mais demeurait proche de la nature, disait-il, parce qu'il dormait avec une (vraie) panthère dans son lit. "Vous les Blancs", me lançait-il, "vous allez trop vite pour nous, vous courez toujours." Aujourd'hui, la plupart des Amérindiens ont cédé aux sirènes du capital et exploitent des casinos.

    Nous vivons sur une bombe, nous attisons l'incendie mais nous marchons, les yeux bandés, l'esprit sourd. Mais qui a donc subtilisé notre capacité de réflexion? Le simple instinct de conservation ne devrait-il pas nous empêcher de scier la branche sur laquelle nous nous trouvons?

    Si l'on veut maintenir la température globale sous la barre des 2°, il faut réduire de façon drastique nos émissions carbones mais on est encore loin du compte puisque les états membres de la convention de l'ONU sur les changements climatiques n'ont consenti des efforts que pour limiter la température à 3°. Il y va de la survie d'une planète mais nous poursuivons notre course insensée vers plus de croissance. 

    La Terre portait en elle toutes les ressources mises à la disposition gratuite de toutes les espèces. Il y en avait assez pour tous. La convoitise et la soif de pouvoir en ont décidé autrement. Nous sommes devenus complices d'un système que nous ne maîtrisons plus. La nature humaine serait-elle incompatible avec la Nature? 

  • Il y en a pour tous, pourquoi se battre?

    Cette planète est capable de porter tout en suffisance pour tous les hommes qui y vivent, si seulement nous comprenions la signification du mot "partage".

  • Solitude

    "Je t'aime". Il débitait la seule prière qu'il connaissait désormais. Inlassablement. Inéluctablement. C'était d'une platitude lamentable mais on n'aurait pu s'exprimer plus clairement, plus universellement.
    "Je t'aime". Cela faisait précisément 37 ans, 21 mois, 9 jours, 5 heures et 32 secondes qu'il récitait cette incantation aussi douce que glaciale. Le temps qui coulait, semblait avoir impitoyablement aspiré tout espoir de passion, toute trace d'émotion, toute tentative d'expression.
    Chaque jour de sa misérable et futile existence,il se suffisait du son de sa voix qui ressassait cette mélopée morose, dépouillée de sentiments et d'intérêt. Cela ressemblait davantage à un hoquet, à une réaction mécanique qu'à une déclaration.
    Le pire dans l'histoire, c'est qu'il avait pour seule réponse, le silence imperturbable d'une chambre vide.
    Devant un miroir fêlé, ultime relique d'une humanité anéantie, le dernier homme chuchotait les derniers mots qui pouvaient encore le réconforter.©

  • "La planète au pillage" de Fairfield Osborn: visionnaire

    Un livre troublant qui résonne souvent juste, près de 70 années plus tard. Cet essai de Fairfield Osborn, président de la société zoologique de New York est le premier qui soit éminemment écologique. Notre planète surpeuplée et pillée par l'avidité de l'homme court à sa perte car chaque organisme de la Terre est interdépendant.

    "La terre aujourd'hui appartient à l'homme et par là se trouve posé le problème de savoir quelles obligations peuvent accompagner cette possession sans limites."

    f_osborn.jpgL'auteur y aborde des problèmes d'une actualité brûlante: la famine, la surpopulation anarchique, l'abus et la dangerosité des produits chimiques, la disparition de certaines espèces animales,... Une analyse réalisée au scalpel et résolument prémonitoire.

    Aux côtés d'autres personnalités éminentes, Albert Einstein lui-même a cru bon laisser un avis sur ce livre:

    "On sent d'une façon aiguë en lisant ce livre la futilité de la plupart de nos querelles politiques comparées avec les réalités profondes de la vie."

    L'auteur de "Brave New World" ("Le Meilleur des Mondes") Aldous Huxley en dit:

    "Puisse ce livre retenir l'attention qu'il mérite absolument par la portée suprême du sujet et la lucidité du style."

    En effet.

  • Planète interdite

    Reste à espérer que s'il y a des êtres qui nous ressemblent, qu'ils ont plus de respect pour leur planète et que nous n'y installerons jamais...

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    http://www.lemonde.fr/sciences/article/2015/07/23/la-nasa-annonce-la-decouverte-d-une-exoplanete-semblable-a-la-terre_4695926_1650684.html?fb_ref=Default