viande

  • "No Steak" d'Aymeric Caron, un livre à dévorer

    aymeric caron,viande,végétarien,vegan,abattoirsChroniqueur mal aimé (trop acerbe?) de l'émission de Laurent Ruquier "On n'est pas couché" et végétarien en plus (voilà qui n'arrange guère son cas), Aymeric Caron signe ici un livre fouillé et militant, que j'ai dévoré de la première à la dernière page. Oui, c'est vrai, je suis déjà acquise à la cause et je ne suis pas certaine que Caron parviendra à convertir la plupart des omnivores mais son argumentation éloquente et ses insupportables descriptions de la mise à mort de l'animal devenu aliment, valent la peine qu'on s'y attarde. Parce que l'animal "désincarné" qui baigne dans la sauce de notre assiette est sans doute davantage qu'un bout de viande.

    L'animal a t-il une conscience? Est-il un être sensible comme nous? Pourquoi l'enfant est-il naturellement dégoûté par la viande? Pourquoi ne tue-t-on pas l'animal qu'on veut manger? Pourquoi fait-on une distinction entre l'animal domestique ou de compagnie et l'animal d'élevage? L'apport de protéines doit-il fatalement passer par la consommation de viande? C'est à ces questions et bien d'autres que Caron tente de répondre.

    La viande est appelée à disparaître de nos assiettes. L'élevage intensif, la démographie galopante et l'enrichissement des nations autrefois économiquement faibles auront raison de notre consommation. Une bonne raison pour diminuer notre consommation de viande et pourquoi pas, de changer de régime...

  • "L'animal est une personne" de Franz-Olivier Giesbert: pas bête!

    9782213685625-X.jpg?itok=3sM4l8VPEnfin, un livre pour la cause animale écrit par un "people", une figure qui a pignon sur médias. J'ai été agréablement surprise par les prises de position de Giesbert envers ceux qu'on appelle bêtement des... bêtes. Même si Franz-Olivier Giesbert avoue être un végétarien "à géométrie variable".

    Du haut de la chaîne alimentaire, nous sacrifions les animaux sous prétexte qu'il nous faut bien manger et tester les médicaments et divers produits qui feront progresser notre humanité. Et pourtant, nous avons tous été témoins des capacités émotionnelles et de l'intelligence des animaux.

    Est-ce la "bête" en nous qui nous pousse à voir en une vache, un cochon, une poule ou un poisson des machines à fournir de la viande, du lait ou des oeufs? "Son [celle de l'animal] existence même lui est déniée et sa désincarnation atteint u tel degré que les industriels parlent de moins en moins de viande, mais par exemple de "minerai" pour désigner la "matière animale" qui comme les objets inanimés, relève du "minéral". Tout lui a été enlevé, la dignité, bien sûr, mais aussi son animalité même."

    La séquence de l'ADN de l'homme et du chimpanzé est identique à 99% et pourtant, l'animal n'a aucun statut juridique. Dingue, non? Combien sommes-nous à chérir un animal de compagnie et à fermer les yeux sur la souffrance que nous imposons au cheptel?

    Qu'on le veuille ou non, les animaux font partie de notre famille et la façon dont nous les traitons révèle aussi notre façon de traiter l'humanité et l'environnement.

    Un bouquin qui se lit vite et qui laisse dans votre âme des questions indélébiles...

  • Exclusif: de la viande végétarienne!

    Qu'on parle de steak végétarien, c'est déjà un peu limite mais du "poulet végétarien" ou du "lard végétarien", c'est carrément hilarant.

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  • Journée sans viande : pas si bête!

    big_047-4.png"Manger de la viande, c'est commettre un homicide involontaire", disait Benjamin Franklin. Avec tout ce qu'on sait aujourd'hui, je ne suis pas certaine que l'acte échappe encore à notre volonté. Plusieurs pays participent aujourd'hui à la "journée sans viande" : les Meatless Mondays aux Etats-Unis, les Lundis Sans Viande au Québec, mais aussi en Angleterre, en Hollande, au Brésil, en Finlande, en France... et en Belgique. Mais oui! L'initiative vient de Gand. Une fois de plus, nous ne déployons pas les mêmes tactiques que les autres car il s'agit chez nous du jeudi sans viande : Donderdag Veggiedag ( http://www.donderdagveggiedag.be/ ). Peu importe, c'est l'idée qui mérite réflexion.

    Sans aller jusqu'au végétarisme -quoique la pratique  se verra sans doute généralisée, à l'avenir... question de survie-, la réduction de notre consommation animale vaut la peine qu'on s'y attèle. Sérieusement. De la vache folle à la peste porcine en passant par le poulet à la dioxine, la chair animale est faible. Les nombreux risques sanitaires liés à la consommation excessive de viande ne sont plus à démontrer. 

    En outre, l'exploitation exponentielle de cheptels en Amazonie ou ailleurs menace l'équilibre écologique, déjà fragilisé par toute une série de menaces auxquelles l'homme n'est jamais vraiment étranger. Manger moins de viande, c'est réduire les surfaces d'élevage et laisser la nature jouer son rôle. C'est aussi diminuer les gaz à effet de serre. Entre autres. C'est presque un geste de civisme.

    Dans les pays où la viande, denrée trop chère ou trop rare, ne constitue pas le plat de base, comme en Afrique ou en Asie, l'apport en protéines n'en est pas pour autant négligé et l'on se tourne, depuis belle lurette, vers d'autres sources protéiques, comme les insectes. Les chenilles grillées composent ainsi un aliment très prisé à Kinshasa. Et les insectes grillés sont très appréciés dans les rues de Bangkok. Nos estomacs d'Occidentaux seraient-ils trop délicats ? Tout est question de culture, de mentalité. La sauterelle passera peut-être mieux dans nos gosiers chatouilleux, sous forme de poudre ou de liquide que sous son aspect original ! Car qu'on le veuille ou non, on y passera, un jour ou l'autre. La surface dédiée à la culture et à l'élevage sur notre petite planète n'est pas extensible à l'infini et notre santé en dépend.

    Une journée sans bidoche ? Pas si bête, après tout. On s'y met quand ?©

    Sans titre-Numérisation-13 (Copier).jpgLa révolution passera-t-elle par la "journée sans viande" ? (Benjamin Rabier - Gédéon se marie)